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Jacques Réattu arelatensis
Un rêve d'artiste

16 septembre 2017 - 7 janvier 2018

Né à Arles en 1760, Jacques Réattu entre à l'académie royale de peinture et de sculpture en 1775 (élève de Simon Julien puis Jean-Baptiste Regnault). En 1790, il obtient le 1er prix au concours du Prix de Rome après 8 tentatives. Malheureusement le contexte politique ne lui permettra pas de séjourner comme prévu quatre années dans la capitale pontificale. De retour en France en 1793, il séjourne d'abord à Marseille où il obtient en décembre 1794 la commande pour le décor du Temple de la Raison de huit tableaux monumentaux « peints en grisaille » à l’imitation de bas reliefs illustrant les idéaux révolutionnaires.
Fin 1798, il revient définitivement à Arles. Jusqu’en 1819, il se consacre principalement, malgré divers projets qui malheureusement n’aboutissent pas, à la gestion de son patrimoine foncier et ne reprend véritablement ses pinceaux qu'à partir de cette date pour entamer l’une des périodes les plus productives de sa carrière avec de grands projets de décors en particulier de théâtres et hôtels de Villes à Marseille, Nîmes et Lyon.  A côté des grandes productions allégoriques de la période, Jacques Réattu réalise également des œuvres d’inspiration mythologique. Enfin à partir de 1826, il réalise son seul grand décor religieux pour l’église St Paul de Beaucaire mais l'artiste décède en 1833 n'ayant eu le temps de réaliser que trois des cinq œuvres prévues.

La première exposition rétrospective

Il revenait au musée Réattu, fondé en 1868 suite au legs de la fille de Jacques Réattu, Elisabeth Grange d’organiser la première exposition rétrospective consacrée au peintre arlésien bien que la découverte de son œuvre remonte aux années quatre-vingt avec le travail de thèse de la chercheuse allemande Katrin Simons En 2017, après plus de 14 années de travail de fonds ayant permis : la restauration de plus de trente peintures de l’artiste; la numérisation et l’étude de ses quelques 300 dessins; la numérisation et la transcription de la totalité de sa correspondance (plus de 1300 feuillets) conservée à la médiathèque d’Arles, le musée présente la première exposition rétrospective consacrée à cet artiste qui met au jour l’œuvre d’un grand peintre d’une période clé de l’histoire (la Révolution française) et de l’histoire de l’art (le Néoclassicisme).

Une exposition : deux lieux

L’exposition est conçue selon deux temps forts : au musée la partie historique et rétrospective, depuis les premières œuvres des années 1778-80 jusqu’aux dernières de 1830.
A la Chapelle Sainte Anne, Place de la République, la présentation exceptionnelle des six peintures monumentales (2m x 6m) en « grisailles » du Temple de la Raison de Marseille avec l’ensemble des dessins préparatoires, aboutissement d’un programme de restauration complet (soutenu par la Fondation BNP Paribas, le Conseil Général de l’Isère (musée de la Révolution française – domaine de Vizille), le Ministère de la Culture (DRAC Paca), et l’association des Amis du musée Réattu « Avec le Rhône en vis-à-vis »)

Au total, ce sont plus de 100 peintures et 200 dessins qui seront présentés au public.

Des prêteurs prestigieux

Si la majeure partie de l’œuvre de Réattu est aujourd’hui à Arles, il était essentiel pour la première fois de faire venir dans la patrie du peintre arlésien des œuvres conservées dans de nombreuses institutions et quelques rares collections privées : Aix-en-Provence, Académie d'Aix - Musée-Bibliothèque Paul Arbaud ; Besançon, musée des Beaux-Arts et d’Archéologie ; Le Mans, musée de Tessé ; Montpellier, Musée Fabre ; Paris, musée du Louvre ; Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts.
L’exposition est par ailleurs l’occasion unique de mettre en relation l’œuvre de Réattu avec celle de ses contemporains qu’il a côtoyé directement à Paris ou en Italie : Anne-Louis Girodet Trioson (Angers, musée des Beaux-arts), Charles Meynier (Boulogne-Billancourt, Bibliothèque Paul-Marmottan), Philippe Chéry (La Rochelle, musée des Beaux-arts), Philippe Hennequin (Lyon, musée des Beaux-arts), Etienne-Barthélémy Garnier (Paris, Ecole Nationale supérieure des Beaux-arts), Joseph-Marie Vien (Paris, musée du Louvre), Jean-Charles Tardieu (Toulouse, musée des Augustins), Jean-Joseph Taillasson, Nicolas de Courteille (Vizille, musée de la Révolution française), Simon Julien (Caen, musée des Beaux-arts)…(

Un ouvrage de référence

A l’occasion de l’exposition le musée Réattu publie un ouvrage de référence (384 pages et 530 illustrations) fort des découvertes et état des recherches les plus actuelles en coédition avec SOMOGY éditions d'art. 

Logo Ministère de la Culture                                                                                                                                                                                                                       

 

 

 

 

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