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La Prédication de St Jean-Baptiste dans le désert

François-Xavier Fabre (1766-1837) 

En 1790 alors qu'il se trouve à l'Académie de France à Rome, Fabre reçoit de la part de son mécène Philippe-Laurent de Joubert (1729-1792) la commande d'un tableau de « 15 pieds sur 8 » (457 x 243 cm) pour la chapelle des Pénitents bleus de Montpellier. Le sujet est laissé à son choix et Fabre s’arrête finalement sur le thème de La prédication de St Jean-Baptiste. Il se met à la tâche et réalise une série de dessins préparatoires et d'esquisses (conservés au musée Fabre). Il commence également à réaliser le grand format (l’œuvre conservée au musée Réattu) mais la dissolution des compagnies religieuses et la mort de son mécène stoppent définitivement le projet en 1792. C’est à cette période que Jacques Réattu, à Rome à partir de 1791, entra en possession de l’œuvre et la conserva par devers lui toute sa vie durant. Il y accordait une place importante, comme le prouve le fait qu’il s’en inspira directement pour l’une des ses dernières réalisations, le tableau La résurrection d’Eutique pour le cycle de l’église St Paul de Beaucaire en 1829, en quelque sorte un hommage au peintre montpelliérain. Le tableau du musée Réattu, est en fait un « fragment » (245,5 cm x 200 cm) de la partie inférieure gauche du tableau final. Il semblerait que celui-ci ait été découpé comme le laissent à penser les traces de compositions qui se poursuivent en partie supérieure. Fabre avait accordé un soin tout particulier à cette partie du tableau qui regroupait les personnages les plus expressifs de la scène mais aussi ceux devant capter le regard du spectateur. Le nombre de dessins préparatoires (études de nu, de draperies…) confirme ce fait et donne d’autant plus d’importance au tableau du musée Réattu, qui loin d’être un simple « fragment » est de fait la quintessence même de l’œuvre imaginée par Fabre.

Une restauration vitale 

En 2013, une première intervention de conservation d’urgence pour stopper les dégradations risquant d’amener à terme à la destruction du tableau a été menée. Le constat d’état établi alors (soulèvements et lacunes au niveau de la couche picturale, déchirures multiples, déformations de la toile avec arrachement du châssis lui-même cassé…) montre bien la nécessité d’une restauration fondamentale de cette œuvre majeure pour les collections du musée.
Celle-ci concernera les points suivants : 
- Support: Dépose de l'œuvre du châssis avec mise à plat des bords de tension et pose de renforts ; retrait des pièces au revers et de tout élément gênant la remise dans le plan du support ; traitement des accidents du support et des déformations ; doublage de la toile au revers.
- Couche picturale: Refixage généralisé de la couche picturale, retrait des anciennes retouches et repeints anciens, réintégration des zones lacunaires.
- Châssis: Remplacement du châssis existant par un châssis de restauration ; traitement préventif fongicide et insecticide ; mise en tension définitive sur châssis ; pose d'une protection des bords de tension et pose d'une protection de revers.

Elle sera menée par un restaurateur spécialisé, agréé par la Direction des musées de France sous le contrôle scientifique et technique du CICRP (Centre Interrégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine) à Marseille. 

La somme qu'il faut réunir pour mener à bien l’opération qui s’avère complexe est de 30 000 €