Département d’Art Sonore - Du vent dans les feuilles

7 novembre 2026 – 28 mars 2027
Salle 26 – Chambre d’écoute

Cet automne, le vent se lève au musée. Véritable défi pour le preneur de son, les brusques mouvements du vent se traduisent d’ordinaire par d’épouvantables fracas dans les micros. Dépasser l’obstacle technique pour révéler sa turbulente poésie ; capturer et sculpter sa matière rebelle ; éprouver ses effets sur nos corps et nos psychismes : c’est le fil rouge que tisse cette sélection d’oeuvres rares, qui en ont fait leur matériau invisible.

Novembre : Kaye Mortley, En suspension, 2013, 19’13
Mixage : Jérôme Lucain.
Un essai poétique et sonore réalisé en 2013 sous la direction de Kaye Mortley dans le cadre de son légendaire workshop arlésien (1989-2018).

Décembre : Fabrice Osinski, La Tourmente, 2015, 52’
Docu-fiction produit par CinéSilex – Belgique. Montage : Laurent Gérard / Mixage : Rémi Gérard. Musique : Elg ; avec le soutien du FACR de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la SCAM.
La Tourmente raconte la tentative de capture d’un son réputé imprenable, le son des ouragans, parallèlement à la digestion progressive d’une rupture amoureuse vécue par l’auteur.

Janvier : Chantal Dumas et Harald Brandt, La Tour du vent, 1993, 12’
Studio La Muse en circuit, (Alfortville).
Décédée au printemps dernier, l’artiste Québécoise se présentait comme compositrice d’oeuvres sonores, réalisatrice d’installations interactives et de pièces radiophoniques. La tour du vent, co-signée avec Harald Brandt, a été enregistrée pour l’essentiel lors d’un séjour de l’artiste à Marseille.

Février : Andréas Bick, Windscapes, 2001, 33’
Production: Deutschlandradio Berlin, Hörspiel Werkstatt. Editeur: Götz Naleppa.
D’abord, un bruissement discret et délicat se fait entendre – du sable s’écoule lentement à travers un sablier, focalisant l’attention de l’auditeur. Puis des images émergent : le vent se lève, les bruits de vent s’intensifient, et progressivement tout le spectre des sons de vent imaginables se précipite à travers le sablier, avant que la tempête ne cesse brusquement et que l’auditeur ne se retrouve dans un marais salant asséché, au milieu d’un désert de sable.

Mars : Arsenije Jovanovic, Four winds, 2003, 12’
Composition sonore en quatre parties. Production indépendante avec l’aide de la SFB / ORB.
Le point de départ de cette composition est un mur de pierres qui entoure la propriété de l’artiste dans la ville croate de Rovinj, la protégeant des assauts de la mer Adriatique. Au fil des années, l’auteur y a enregistré les humeurs météorologiques et les atmosphères les plus diverses, jusqu’à les condenser dans cette pièce qui s’offre comme un relevé acoustique au long cours.

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