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Evènement Exposition Pierre Jahan, libre cours : 3 juillet - 31 octobre
Vernissage de l'exposition : samedi 3 juillet à 18h
Le musée Réattu consacre son exposition d'été à Pierre Jahan (1909-2003), dont le musée conserve quelques œuvres: il s'agira de la première rétrospective institutionnelle de l'artiste.
Pierre Jahan se distingue par une démarche très libre et une production extrêmement variée, mêlant surréalisme et collages publicitaires, chroniques et reportages sur le Paris des années 40.
Plus particulièrement centrée sur les années 30 à 50, marquées par des séries magistrales, la sélection s'attache à rendre compte de la porosité entre ses expérimentations et ses travaux appliqués.
Essentiellement constituée de tirages d'époque, elle réunit 150 images, maquettes et objets, provenant de collections privées (galerie Michèle Chomette à Paris, collection Charles Chadwyck) ou d'institutions publiques (Musée du Louvre, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, Musée National d'Art Moderne, Archives des Musées Nationaux, Fonds National d'Art Contemporain, Institut de la mémoire de l'Édition Contemporaine à Caen, où est déposé le fonds Jahan).
L'exposition est construite autour de trois grands axes:
Le Paris des années 30 et 40
• La Vie Batelière: chronique de la vie de mariniers.
• Les vues urbaines : Paris vu par Jahan
• Moments de guerre: La mort et les statues (1947) sur la fonte des statues de Paris par les Allemands; le retour des œuvres du Louvre (1945).
Les expérimentations
• Images « surréalistes »: photomontages et collages, souvent réutilisés à des fins publicitaires.
• « Il était une fois une poupée », série illustrant son goût pour l'étrange.
• La Poésie en image et les petites annonces
Les nus
• Plain Chant (1947) inspiré des poèmes de Jean Cocteau.
• Les études de nus : entre érotisme et classicisme.
Produite par la Ville d'Arles, et inscrite dans le programme des Rencontres d'Arles, l'exposition sera accompagnée par la publication aux éditions Actes Sud d'un catalogue, qui représentera le premier ouvrage complet sur l'œuvre de cet artiste singulier.
Commissariat:
Michèle Moutashar, Conservateur en chef du Patrimoine, Directrice du musée Réattu
Pour télécharger le PDF des fiches de salle cliquez sur le +
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Article La donation Jacques Clauzel
180 gravures (1983-2009) entrent dans les collections
Présent dans les collections du musée depuis 1991 avec trois peintures datant de 1989, Jacques Clauzel vient d’offrir au musée Réattu quelques 180 gravures, choisies parmi une production particulièrement abondante (plus de 600 planches) qui va de 1983 à 2009. Une donation précieuse qui nous donne un accès privilégié au laboratoire de l’œuvre. Intimement tressée à ses recherches picturales, la gravure est pour Clauzel un formidable champ d’expérimentation, « un élément nouveau et indispensable », sur lequel « s’appuyer pour pouvoir aller plus loin ». Avec une immense gourmandise, il y explore le trait en multipliant et en combinant les techniques, quitte à les détourner et à les réinventer : la morsure de la pointe sèche (au plus près de la rencontre entre la plaque de métal et la main), la volupté de l'aquatinte, la tension du trait que procure l'eau forte, le faux carborundum (un procédé hors norme... qu’il expérimente sur des emballages de plaques de chocolat), sans oublier le martelage au tournevis… autant de gestes qui constituent pour lui d'importants espaces de liberté. Diplômé de peinture et grand logiste au Prix de Rome (comme le fut en son temps Jacques Réattu, lauréat en 1790…) Jacques Clauzel dans ses débuts travaille sur de grands papiers découpés. Un séjour de huit années en Afrique marquera la construction de son travail : il abandonne alors la peinture pour se consacrer à la photographie. Recruté par l'École des Beaux-Arts de Montpellier dès son retour en France en 1973, Jacques Clauzel décide de reprendre tout à zéro, il revient à la peinture par le biais de nombreux dessins automatiques. En 1985, il jette tubes de peinture et brosses et rompt avec ce qu'il sait. Il choisit d'utiliser le papier kraft, qu'il plie, froisse, empile, et n'utilise alors plus que la peinture acrylique la plus brute qui soit et des outils de maçon. Ses travaux collent au bâti (« Au fond je suis un peintre du bâtiment... ») Son évolution et l'expérimentation de toutes sortes de techniques lui permettent de revenir sans cesse à un questionnement fondamental du trait ; ce trait plus ancien que le dessin qui ramène à l'activité la plus archaïque… Il achète une presse, s'initie à l'eau forte : de multiples rencontres et un insatiable désir d’aborder des registres nouveaux feront le reste ! A l'occasion de cette donation, l'artiste a réalisé une estampe et le musée un catalogue, enrichi d’un texte inédit de PAULE PLOUVIER. Cliquer sur le + pour accéder au site de l'artiste Gravures de peintre clauzel - gravures - aquatinte - carborundum - eau-forte - pointe sèche |
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Le musee Reattu, musee des Beaux-Arts d'Arles, est unique de par son lieu extraordinaire qui attire l'oeil du curieux et de par la collection particulière qu'il possède.
Mélange de toiles, photographies, sculptures, le musee Reattu est un lieu où les oeuvres se confondent avec la brique, l'architecture et l'environnement.
@ Iut de provence - Site d'Arles 2010 |
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